Qu’est-ce que la DMLA ?

Sommaire

I  Définition de La DMLA
II   Quels sont les formes de DMLA ?
III  Quels sont les facteurs d’apparition de la DMLA ?
IV Où en sont les progrès de la science dans le domaine de la DMLA ?
V Approches de préventions

I. Définition de la DMLA

La DMLA signifie, Dégénérescence Maculaire Liée à l’Age.
C’est une dégénérescence de la partie centrale de la rétine
, la macula. Cette atteinte de la rétine est  en lien direct avec le vieillissement des tissus.

La dégénérescence de la macula est directement liée à l’âge. Cependant, des facteurs de risque aggravants ont été mis en évidence. Il s’agit de tout ce qui affecte la tension artérielle : le tabac, l’absence d’activité physique et un mauvais équilibre alimentaire.

Petit précis anatomique

Dessin d'un oeil pour comprendre la DMLA
Dessin d’un oeil pour comprendre la DMLA

La macula est une tache jaunâtre de 2 à 5 millimètres de diamètre, située au milieu de la rétine.
Lorsque la dégénérescence atteint la région centrale de la macula, la fovéa, la vision fine est altérée. mais la vision périphérique reste correcte. Avec le temps, la DMLA entraine une malvoyance, la perte de la vision partielle, voire la cécité, peut s’installer.

II. Quelles sont les formes de DMLA ?

En effet il existe deux formes de DMLA, qui n’évoluent pas de la même façon.

Sous sa forme humide, un traitement existe et donne des résultats spectaculaires, si l’on réagit rapidement. Il est donc important de savoir décrypter les premiers signes.
Dans le cas d’une DMLA dite de forme sèche, des aménagements fonctionnels et une bonne hygiène de vie soutiendront la vision et donc l’autonomie de la personne, au quotidien.

La DMLA sèche, dite atrophique

Il s’agit de la forme la plus courante (85 % – source).
Les cellules rétiniennes, vieillissantes, n’assurent plus leur renouvellement normal. Au fil des ans, la rétine s’altère et n’assume plus ses fonctions de réception des faisceaux lumineux.

Malheureusement, la forme atrophique de la DMLA (dégénérescence maculaire liée à l’âge) ne se soigne pas actuellement. Cependant, des aides à la vision permettent de soutenir la vue durant de longues années. Nous y reviendrons à la fin de cette page.

La DMLA de forme humide, dite exsudative

Image de la Macula en cas de DMLA
Image de la Macula en cas de DMLA

Dans ce cas, la macula est impactée par le saignement de vaisseaux sanguins. Cette hémorragie microscopique gêne la vision centrale et entraine une chute brutale de la vue pouvant aller jusqu’à la perte de la vision. La vision périphérique reste cependant correcte.
L’hémorragie provient d’une petite veine, appelée néovaisseau anormal, située dans la zone choroïdienne, à l’arrière de la rétine.
Les cellules nerveuses de la macula peuvent être endommagées de façon irréversible, si le traitement n’est pas effectué rapidement.

La maculopathie diabétique ?

Le diabète affecte souvent les cellules rétiniennes. La rétinopathie diabétique peut s’étendre à la macula et gêner la vision centrale. Dans la forme œdémateuse de cette maculopathie, une intervention est possible.

III. Quels sont les facteurs d’apparition de la DMLA ?

L’âge occupe une première place parmi les facteurs de risque.  10 à 30% des seniors âgés de plus de 75 ans souffrent de la Dégénérescence Maculaire liée à l’Age..

A cela s’ajoute aussi le tabagisme, confirmé par de nombreuses études, comme étant l’un des principaux facteurs aggravants de la DMLA. Les risques qu’elle apparaisse sous sa forme avancée sont même doublés chez les sujets qui ont fumé sur une période de 20 ans. Le risque est à multiplier par 5 chez les fumeurs depuis plus de 40 ans.

Certains gènes sont également pointés du doigt comme étant des facteurs d’apparition de la DMLA. Au même titre une alimentation dépourvue d’antioxydants, d’oméga 3 et de pigments  appartenant à la famille des caroténoïdes comme la lutéine, le zéaxanthine favorise la DMLA.

Le surpoids et l’obésité doublent également le risque de présenter une DMLA avancée. Les yeux clairs provoquent une exposition plus grande des cellules de la rétine aux rayons ultraviolets. Et enfin, l’hypertension artérielle sont les principaux facteurs aggravant.

Enfin, il a aussi été démontré que les femmes sont deux fois plus exposées à la DMLA que les hommes.

IV. Où en sont les progrès de la science dans le domaine de la DMLA ?

La DMLA constitue une maladie qui demande une réponse bien différente de celle qui se destine aux autres catégories de déficience visuelle.

Avancées dans le diagnostic :

examen OCT-SD pour la DMLA
examen OCT-SD pour la DMLA

Le diagnostic précoce de la DMLA est essentiel pour une prise en charge efficace de la maladie. Les avancées technologiques dans l’imagerie rétinienne, telles que l’optique cohérente en domaine spectral (OCT-SD), permettent une évaluation précise de la structure de la rétine et de la choriorétine, ainsi que de l’accumulation de liquide et de la présence de néovaisseaux.

L’article de Querques et al. (2015) intitulé “Spectral-domain optical coherence tomography in age-related macular degeneration: A review” offre une revue approfondie de l’utilisation de l’OCT-SD dans le diagnostic de la DMLA.

Recherche sur les facteurs de risque génétiques :

La DMLA a une composante génétique importante. Les études génétiques ont identifié plusieurs variants génétiques associés à un risque accru de développer la DMLA.

L’article de Grassmann et al. (2020) intitulé “Genetics of Age-Related Macular Degeneration” présente une synthèse des connaissances actuelles sur les facteurs génétiques de la DMLA, y compris les gènes impliqués et leurs mécanismes d’action potentiels.

Approches thérapeutiques innovantes :

schéma d'une injection d'anti VEGF pour le traitement de la DMLA
injection d’anti VEGF dans un oeil

Parmi les solutions qui se développent actuellement en matière de traitement, il existe les implants rétiniens et les cellules souches. Bien qu’ils ne soient pas encore arrivés à un stade assez avancé qui exclurait tout risque pour le patient, ils restent prometteurs.

Les traitements actuels de la DMLA comprennent l’injection intravitréenne d’agents anti-VEGF, tels que le ranibizumab et l’aflibercept, ainsi que la thérapie photodynamique.

Cependant, de nouvelles approches thérapeutiques émergent. L’article de Lavalette et al. (2019) intitulé “β3-adrenergic receptor agonist as a novel therapy for choroidal neovascularization in age-related macular degeneration” propose l’utilisation d’un agoniste des récepteurs β3-adrénergiques comme nouvelle thérapie pour la néovascularisation choroïdienne dans la DMLA.

V. Approches de prévention et de gestion du mode de vie :

La modification du mode de vie peut jouer un rôle important dans la prévention et la gestion de la DMLA.

L’article de Delcourt et al. (2017) intitulé “Associations of Complement Factor H and Smoking in Age-Related Macular Degeneration: The POLA Study” explore les associations entre le facteur H du complément, le tabagisme et la DMLA, soulignant l’importance de l’adoption d’un mode de vie sain pour réduire le risque de développer la maladie.

 

Ainsi, les solutions classiques telles que les lentilles de contact sont loin d’être suffisantes.  Elles apportent une simple correction et sont bien loin de restaurer les capacités originelles de la rétine d’une personne atteinte de DMLA.

Heureusement, les avancées technologiques en la matière sont plus que prometteuses. Des chercheurs américains et suisses ont par exemple mis au point une lentille de contact capable de corriger et d’amplifier de manière substantielle la capacité de vision des personnes atteintes de DMLA.

Les solutions du futur promettent même de gagner en discrétion et en praticité. Ces deux critères sont essentiels pour une acceptation complète auprès des patients. On ajoutera encore la simplicité de mise en œuvre. En effet elles ne nécessiteront pas d’interventions chirurgicales lourdes pour l’implantation du dispositif.

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